RHÔNE. Le stationnement payant gagne du terrain à Lyon

Au 1er février 2015, un nouveau tarif est appliqué au forfait stationnement résidentiel mensuel à Lyon. Ce forfait mensuel est passé de 16 € à 20 €. L’extension du stationnement payant est d’actualité sur les 6e , 4e et 3e arrondissements.


Dans le 6 e arrondissement, 23 nouvelles places payantes verront le jour notamment rue de Photo archives

Le stationnement à Lyon connaîtra une mise à plat avec la mise en place de la loi de dépénalisation du stationnement prévue à l’automne 2016.
Encore en chantier, difficile de savoir ce qu’il en sortira. Pour l’instant, les élus sont dans l’attente, et en coulisses, des bureaux d’études travaillent sur des questions techniques et économiques. « On n’a pas les moyens en hommes pour mettre toutes les rues en stationnement payant, observe Jean-Yves Sécheresse, adjoint au maire de Lyon en charge du dossier. Sur le sujet, Jean-Yves Sécheresse reste prudent : « Moi, je rêve d’une ville sans voiture ! Mais la vie d’aujourd’hui rend cela difficile ! La voiture n’est pas un produit de luxe ! Les poches de gratuité à l’échelle de la ville sont importantes ».
Lyon ne devrait pas opter pour la vidéo verbalisation, un système qui n’a pas les faveurs de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés). Dès février, le stationnement payant s’étend sur trois arrondissements de façon à répondre à des problèmes bien précis.
Pourquoi le stationnement payant s’étend ?
C’est sur décision du conseil municipal de Lyon, après concertation avec les élus d’arrondissements et information des conseils de quartiers, que l’extension du stationnement en ville est décidée. À l’échelle d’un arrondissement, cette réglementation permet d’optimiser l’accès aux îlots commerciaux vitaux pour ce territoire. A titre d’exemple, citons Monplaisir pour le 8e , le boulevard de la Croix-Rousse pour le 4e. Fluidité du trafic, rotation des véhicules, les mesures prises en matière de stationnement permettent de gagner en termes de confort pour les habitants de fluidifier le trafic et d’améliorer la rotation des véhicules. Ainsi en presqu’île, une place de stationnement payant accueille huit voitures par jour. C’est aussi le moyen de bénéficier d’une ville sans voiture et d’inciter les habitants à emprunter les transports en commun.
Autour de HEH (3e)
Début février, une portion de la rue Trarieux qui longe l’Hôpital Edouard-Herriot à partir de la place d’Arsonval passe en stationnement payant. Les automobilistes ont quinze jours pour se mettre au pli avant que la verbalisation ne devienne effective.

Depuis le 4 décembre, alors que le centre hospitalier Edouard-Herriot est en chantier, le stationnement payant a été mis en place sur le parking que se partagent visiteurs et personnel hospitalier. Les 40 premières minutes sont gratuites puis il faut payer 1,30 euro pour une heure de stationnement supplémentaire. Un tarif dégressif est ensuite appliqué.
L’objectif est de rationaliser le stationnement en ne pénalisant pas les personnels de soins. Cela a été aussi l’occasion de faire la chasse aux voitures ventouses, une vingtaine qui restaient sur le parking d’HEH. Mais l’avancée des travaux et leur sécurisation par des barrières de chantier impactent aussi sur le nombre de places de stationnement disponibles. Alors les visiteurs se garent sur les rues alentour et même dans les parkings de certaines copropriétés encore ouvertes laissant les résidents sans solution.
La Ville de Lyon va tester jusqu’au printemps le stationnement payant ouvert aux résidents rue Trarieux. Pour 30 minutes, l’automobiliste payera 0,50 euro et 1,30 euro pour l’heure.

Mais elle se laisse le temps de la réflexion et reviendra vers les conseils de quartier concernés pour faire un bilan d’étape. Quoi qu’il en soit, le stationnement autour de HEH n’a pas fini de faire causer puisque les travaux de restructuration du centre hospitalier vont se poursuivre jusqu’en 2026.

Rue de la Viabert (6e)
À la marge et pour compléter un dispositif de stationnement payant existant, 23 nouvelles places de stationnement payant ouvertes au stationnement résident seront aménagées en février rue de la Viabert suite aux travaux d’aménagement d’une piste cyclable.

Dans le 4e , en mars…
Annoncée pour février en séance de conseil municipal de Lyon de novembre 2014, la mise en stationnement payant du quai Serin ne se fera finalement qu’en mars. La faute au retard pris par les travaux de voirie. 180 places de stationnement payant quai Serin et 38 sur la montée des Esses. Là aussi, les riverains auront quelques semaines pour prendre leurs marques.

Saturation dans le 2e
Le système du stationnement résident connaît ses limites en presqu’île de Lyon et notamment dans le 2e arrondissement. Le problème a maintes fois été soulevé par Denis Broliquier, le maire du 2e , semble être dans l’impasse. Pour Jean-Yves Sécheresse, adjoint à la Sécurité, la situation ne peut pas évoluer. Le nombre de stationnement résident sur le 2e est égal au nombre de pass vendus aux habitants. Ce qui veut dire qu’une fois toutes les places de stationnement occupées, il ne reste plus aux abonnés qu’à recourir aux parkings payants ou aux places de stationnement lambda.

35 000
Nombre de places de stationnement payantes accessible au stationnement résident sur 100 000 places de stationnement sur voirie.

Source : Le Progrès par Marie-Christine Parra

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