Mairie : La requalification de la rue Victor-Hugo est sur la bonne voie.

CICA : Dans une salle du conseil archi-comble, le consensus s’est établi autour de cette priorité en Presqu’île. Le maire du 2e, Denis Broliquier, a convaincu puisque Roland Bernard, élu PS, a porté solennellement ce projet. On saura en avril, s’il est inscrit au Plan pluriannuel d’investissement (PPI).

« Monsieur Roland Bernard, dans quel état d’esprit est le maire Gérard Collomb ? » Il aura fallu attendre la dernière intervention d’un commerçant, ce mardi soir au Comité d’initiative et de consultation d’arrondissement (CICA), pour apprendre que le maire et président de la Métropole est favorable à la requalification de la rue Victor-Hugo.« C’est la priorité du maire de Lyon. Ça fait trop longtemps que ça dure. Il y a urgence au même titre que le pôle d’échanges de Perrache », s’est engagé le conseiller PS sur un ton solennel. « C’est une priorité si nous créons la discussion ensemble. Les arbitrages se feront d’abord en mairie centrale et si la mairie acte, la partie voirie sera portée au conseil métropolitain. »Immédiatement, le maire du 2e Denis Broliquier, surpris de ce retournement, a fait ses comptes. Si la rénovation de Victor-Hugo est inscrite dans la programmation du Plan pluriannuel d’investissement (PPI) pour une délibération votée en mai, on le saura début avril. On peut alors envisager le lancement des travaux vers 2018-2019.De là à penser que le thème du Cica choisi par l’édile du 2e« Quelles priorités pour la rue Victor-Hugo ? » a permis de peser sur le PPI non voté à ce jour, il n’y a qu’un pas !

27 locaux commerciaux à vendre

De pas justement, il en a beaucoup été question avant le clap de fin. Dans une salle du conseil archi-comble, rendre son lustre d’antan à cette rue piétonne qui n’en est plus vraiment une, a rassemblé tous les élus et associations.

« On a atteint un niveau inacceptable et depuis deux mandats, tous les acteurs s’interrogent. Ce n’est pas un caprice mais une question de développement économique. La perte d’attractivité de la rue est significative avec 27 locaux commerciaux à vendre. Nous n’arrivons pas à obtenir le résultat des études engagées en 2013. Les élus demandent l’inscription de la rénovation au PPI. Sinon, la fin des travaux sera en 2025 ! » Denis Broliquier a planté le décor aussitôt relayé par son premier adjoint à l’Urbanisme. Philippe Gibert a soulevé les problèmes de tranquillité publique : « De nombreuses plaintes de riverains concernent la présence de SDF, de squats place Ampère et à ses abords. En septembre 2014, la Direction de l’Aménagement urbain nous a précisé par écrit : l’aspect de la rue est dégradé par la qualité des sols, par le vieillissement des façades et par certaines devantures commerciales. Cette réalité est très mal vécue par les commerçants et les riverains. »

M. Pleynard : « J’espère que cette convergence ne sera pas déçue »

« L’état est catastrophique. Nous souffrons et attendons de déposer le bilan. Il est grand temps de faire le ménage. On ne fait rien pour la rue Victor-Hugo, mais nous étions là avant Confluent. Où passent nos impôts depuis trente-cinq ans ? », s’est insurgée cette commerçante depuis trente-trois ans. « On attend le compte rendu des études préalables avant de passer aux travaux. C’est une décision politique de Gérard Collomb. J’espère que cette convergence ne sera pas déçue et qu’elle débouchera à la Métropole », estime Myriam Pleynard, vice-présidente du conseil de quartier Bellecour-Carnot. En 2012-2013, ce conseil, présidé alors par Martine Eyglunent, avait produit un document après un questionnaire intitulé « La rue Victor-Hugo, l’avant-garde classique » où il ressortait un déficit d’image et une modernisation indispensable à réaliser tout en respectant le patrimoine.

Pour Colette Olivero, de « Réagir l’enfant et la rue », « il faut protéger cette rue de la circulation. Ça abîme le bitume et l’insécurité est grande pour les personnes âgées qui chutent. Le bornage est une solution que l’on réclame depuis trente ans. Quant aux cyclistes, ils doivent respecter le code de la route. »

Bernard Paulin, de l’association Lyon Métro, est favorable à un aménagement prioritaire, place Ampère. « Il faut donner de l’espoir, mais on ne peut pas la refaire en totalité, c’est 25M€. Autant demander l’impossible. »

Pour Marcel Brevi, du CIL Sud Presqu’île : « la rue a perdu de sa superbe quand la gare de la Part-Dieu a ouvert le 13 juin 1983. Le commerce ne peut fonctionner qu’avec un réaménagement bien pensé, un trait d’union dans le prolongement de Bellecour. »

 

Source : Le Progrès

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