Lyon à la traine en matière de développement durable: Fabienne Lévy suggère des actions concrètes

Monsieur le Maire,

À quelques semaines de la COP 21, il est intéressant de scruter la politique de développement durable de la 3ème ville de France.

 

Les collectivités locales, et plus particulièrement les plus grandes d’entre elles,ont un rôle central en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

 

Dans cet épais rapport, vous nous présentez tout ce que fait la Ville. Toute l’action municipale, des archives municipales en passant par le service d’archéologie, est enrôlée sous la bannière du développement durable. On y trouve des actions tout à fait intéressantes comme l’alimentation bio dans les crèches municipales, le programme européen Urbact. Mais aussi des actions qui relèvent de la simple application de règlements, comme le contrôle sanitaire des bornes fontaines de Lyon.

 

Vos intentions sont d’abord médiatiques. Vous cherchez avant tout à communiquer et à montrer la Ville de Lyon est une bonne élève du développement durable, qu’elle « rentre dans les clous » mais sans plus.

 

Votre politique manque en réalité de souffle et de vision stratégique. Vous n’avez d’ailleurs jamais mis en place un Agenda 21, l’outil pourtant indispensable d’une politique de développement durable !

 

 

 

Je vous invite à lire le très récent rapport d’information du Sénat (rédigé par Jean-Marie Bockel) qui présente les bonnes pratiques de territoires français en matière de développement durable.

 

Les villes citées en exemple sont Paris, Brest, Limoges, Nice, Roanne…Dommage que la ville qui a pourtant accueilli le Sommet Climat et Territoires ne figure pas au rang des villes exemplaires.

 

Pour nous élus (es) de l’UDI, le développement durable et l’économie circulaire sont au cœur de notre projet politique. Ils impliquent une révolution culturelle importante dans la conduite des affaires publiques.

 

D’ailleurs, nos candidats aux élections régionales s’engagent à respecter une charte d’engagements environnementaux détaillée et précise.

 

Nous sommes convaincus que par leurs initiatives les régions et les villes peuvent relayer les engagements internationaux pour le climat et encourager l’éducation à l’environnement.

 

Je prendrai 2 exemples.

 

Le 1er concerne les écoles et les enfants. Pourquoi ne pas aller plus loin dans l’éducation et créer des « Agendas 21 scolaire » avec les écoles volontaires. C’est une proposition du groupe UDI. Cela permettrait de valoriser et de donner de la cohérence à des actions mises en place par les établissements scolaires soucieux de répondre à des problématiques de développement durable (et çà coûter rien !). De même, pourquoi ne pas inciter les établissements scolaires à s’engager dans la démarche « E 3 D » « (Ecole en Démarche globale de Développement Durable »), portée par l’Education nationale ? Elle aurait toute sa place dans le Projet éducatif de territoire. Cela participerait à l’éducation au développement durable, partie intégrante de l’éducation à la citoyenneté, par l’apprentissage de gestes citoyens quotidiens qui vont dans le sens des valeurs du développement durable.

 

 

 

Le 2ème exemple concerne la lutte contre la pollution. Avec 70% des rejets mondiaux, les villes sont les premiers lieux d’émission de gaz à effet de serre.

 

Lyon mais aussi d’autres villes comme Paris, Grenoble, Marseille, sont pointées du doigt. Les concentrations en PM10 y dépassent régulièrement les limites maximales journalières.

 

Nous savons que la métropole est lauréate depuis juillet 2015 d’un appel à projets « ville respirable en 5 ans ».

 

Cet appel à projets ouvre la possibilité d’expérimenter de nouveaux outils, notamment ceux instaurés dans le projet de loi pour la transition énergétique et la croissance verte. C’est le cas par exemple des zones à circulation restreinte (ZRC) dans lesquelles l’accès est réservé aux véhicules les moins polluants.

 

C’est cette mesure qu’expérimente la Ville de Paris.

 

Une meilleure anticipation et gestion des épisodes de pollution est aussi indispensable à Lyon. Le Plan Climat Energie est un outil pour limiter les Gaz à Effet de Serre. Mais d’autres initiatives sont indispensables. Que comptez-vous faire pour que Lyon soit aussi locomotive dans la lutte contre le changement climatique ?

 

Les territoires doivent être apporteurs de solutions ! Comme nous vous l’avions déjà demandé, un Agenda 21 permettrait de donner plus d’ampleur, plus de force et plus de cohérence à la politique de développement durable de la ville. Il faut aller au-delà de l’affichage avec une vraie détermination.

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