L’UDI soutient le rapprochement entre les antennes sociales du CCAS et les maisons du Rhône, c’est une action sociale plus efficace à coût moindre pour les deniers publics

Vous nous proposez un nouveau cadre contractuel avec le CCAS.

Etant donné que le rapport d’activité de celui-ci ou l’analyse des besoins sociaux ne figurent jamais à l’ordre du jour des conseils municipaux (ce qui n’est pas rendu obligatoire par les textes), cette convention est l’occasion d’aborder l’avenir du CCAS et de la politique d’action sociale.

Une remarque sur la forme d’abord. Vous ne fournissez pas un bilan détaillé de la précédente convention ? Pourquoi ? Eu égard aux flux financiers entre la Ville et le CCAS ce serait utile et justifié.

Nous sommes attachés aux missions du CCAS et des antennes sociales qui sont les « hussards de la solidarité » dans notre ville. Ils participent à l’instruction des demandes d’aide sociale légale (RSA, aides aux personnes âgées…) et interviennent également dans l’aide sociale facultative. Ils apportent une aide de proximité fondamentale et démultiplient l’impact des politiques sociales conduites par les autres partenaires.

Mais l’action sociale est difficilement lisible pour le citoyen et les bénéficiaires et parfois même pour les partenaires eux-mêmes.

A Lyon, la Métropole est une véritable opportunité pour remettre de l’ordre et de la cohérence.

Cela passe par le rapprochement des antennes sociales et des Maisons du Rhône, comme nous l’avions déjà dit sous le précédent mandat. C’est pour cela que nous proposons la création de maisons métropolitaines de la solidarité qui seraient des portes d’entrée uniques sur toutes les questions sociales.

Nous savons qu’en 2016, une expérimentation devrait être lancée en ce sens dans les 7ème et 8ème arrondissements, avant une éventuelle généralisation en 2017.

En commission, il a été dit que ce rapprochement pourrait se faire par la création d’un « service commun ». Il s’agit d’une modalité de mutualisation que la loi MAPTAM (ou MAPAM modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles) de 2014 est venue conforter pour en faciliter la création.

Elle précise que les fonctionnaires et agents non titulaires qui remplissent en totalité leurs fonctions dans un service ou une partie de service mis en commun sont transférés de plein droit. Pouvez-vous nous dire si c’est bien l’option que vous privilégiez ?

Car sur le fond, cette mutualisation doit permettre de faire des économies de structure, il ne faut pas le cacher.

De plus elle ne peut pas se limiter à une dimension technique mais contribuer au renouveau de l’action sociale.

Il faut partir des besoins de la personne plutôt que de l’offre des institutions et aborder les situations sociales globalement autour d’une logique de parcours de vie des personnes trop souvent encore renvoyées d’un guichet à l’autre. Cela ne sera possible qu’avec le CCAS. Celui-ci, avec l’analyse des besoins sociaux, permet d’enrichir sa vision de la population dans une approche pluridisciplinaire.

L’usager doit y gagner par une prise en compte globale de ses besoins, par la facilité à obtenir des réponses, ces dernières seraient ainsi plus cohérentes.

Voilà un domaine où il est possible de démontrer une « plus-value métropolitaine ». Je vous remercie.

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