L’UDI souligne l’enjeu des bio-déchets

Conseil municipal, le lundi 19 janvier

Rapport annuel sur le prix et la qualité du
service public d’élimination des déchets

Intervention de Luc Lafond

Quelques remarques sur ce rapport annuel 2013.

Sur la forme d’abord. C’est un document particulièrement bien fait, alimenté par des indicateurs financiers et des indicateurs de suivi.

Cette édition nous apprend que la quantité de déchets collectés est en baisse pour les ordures ménagères résiduelles, les déchets de déchèteries et le verre (- 7908 tonnes au total).

Mais tâchons de voir un peu plus loin, si vous me le permettez. C’est dans les grandes villes comme la notre que peuvent s’élaborer des réponses aux défis environnementaux. Je pense aux questions de mobilité, de maîtrise de l’énergie, de rénovation énergétique, de consommation de l’espace, mais aussi de gestion des déchets. 

Celle-ci a un coût autant pour la collectivité, que pour le particulier. Inversement, elle peut aussi être génératrice de ressources et de richesses.

Nous devons tout mettre en œuvre pour éviter d’envoyer des matières hautement recyclables à l’incinération.

Le compostage individuel est une des solutions. Il est important de continuer à soutenir les démarches de compostage individuel ou collectif. L’association « les Compostiers » à cet égard fait un travail remarquable.

Mais, nous avons, en France, de façon plus générale, un retard en matière de tri et de collecte des déchets organiques. De ce fait, le ratio d’ordures ménagères résiduelles (OMR) se situe dans certains pays entre 150 et 168 kg/hab/an contre 298 kg/hab/an en France (d’après l’ADEME, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Quelques villes travaillent à la mise en œuvre d’une expérimentation du traitement des bio-déchets par des poules ou de dispositifs de tri et de collecte des bio-déchets dans les cantines. Ces déchets peuvent ensuite être valorisés en compost et utilisés comme fertilisant naturel pour les espaces verts de la collectivité.

De plus en plus d’activités génératrices de bio-déchets auront aussi l’obligation de les trier dans les années à venir, comme les restaurateurs.

La collecte sélective de bio-déchets peut aussi améliorer la qualité du tri des autres déchets et peut, au final, réduire le coût global de leur traitement.

Elle est une solution d’avenir comme l’exemple de Lille où une usine de méthanisation valorise 70000 tonnes de bio-déchets sous forme de biogaz et de composts.

Elle permet de contribuer à la réalisation des objectifs de la Loi Grenelle II et s’inscrit donc parfaitement dans la logique de l’économie circulaire qui est actuellement au cœur du débat sur la transition énergétique et écologique des territoires.

L’économie circulaire est une opportunité pour passer d’un modèle de réduction des impacts sur l’environnement à un modèle de valeur ajoutée sur le plan social, économique et environnemental.

Et à long terme, c’est l’économie circulaire qui pourrait peut-être, un jour, permettre de nous passer d’une usine d’incinération …et d’inscrire pleinement notre ville dans la transition écologique et énergétique.

Je vous remercie.

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